Et oui, ce qui était parti pour une escale de 5 jours a été raccourcie à 3 seulement et, suites aux évènements des jours passés, la famille a décidé de partir, détaler, déguerpir, prendre congé, ficher le camp pour voir si l’herbe, pardon l’eau et l’électricité sont meilleures ailleurs.
Donc on racapépète, la Romana, ca sert pas à grand chose en touriste. Bayahibe, entre les allers retours des bus des excursions des clubs, bah c’est super sympa. Bon, le lézard connaissant déjà les deux vieux du muppet show de Bayahibe, on avait un peu vu ce qu’on devait voir… Ainsi le conseil familial, durant l’attente de 80 minutes pour avoir deux frites surgelées, a décidé : Demain, on va à la ville.
Et zou, façon nos bons vieux voyages en Asie, on booke du jour au lendemain un hotel et même si la journée est prévue d’être longue, ce serait dommage de ne pas profiter une dernière fois de la piscine géante, déserte, de notre hôtel salvateur. La vie est dure pour la gerbille et Mininou, le lézard évitant l’eau. Tel Gizmo, il ne faut pas trop le mouiller. Mais cela était sans compter à notre épreuve de taille : survivre au trajet de 1h40 entre La Romana et Santo Domingo. Et là permettez moi de passer quelques lignes supplémentaires sur la façon très particulière de conduire en République Dominicaine. J’ai conduit dans beaucoup d’écosystèmes différents mais je dois avouer celui ci est particulier. Le bon côté est que je ne m’ennuie jamais, pas une minute au volant. Pour le reste… tout ce qui peut être sur la route EST sur la route, comme au Maroc… avec un code de la route qui tient plus de la bonne pratique, que de la réglementation comme dans certaines agglomérations argentines…. avec une concentration de deux roues, dignes des capitales asiatiques. Franchement, j’ai régulièrement cherché les tuks tuks et les ânes mais même sans cela c’est assez incroyable. Sur la voie rapide, la conduite se fait à “qui à la plus grosse… voiture” ou encore à “qui doublera de manière la plus artistique possible” (🦎 On devrait leur mettre une note artistique, comme au patinage). Finalement après 1h30, arriver dans un embouteillage derrière un camion de gestion des espaces versts en plein milieu d’un quartier historique était finalement assez reposant. Moins de place, moins de vitesse, moins de véhicule, moins de problèmes graves.
Quand on arrive en ville … personne ne change de trottoir mais ENFIN nous trouvons un vrai bon café avant d’ouvrir un regard neuf et reposé sur le quartier colonial. La ville nous rappelle la Havane mais en plus… espagnol… ou Malaga ou Valence mais en plus tropical… bref c’est très chouette.
Nous passons un certain temps à retracer l’histoire de la famille Colomb. Si on apprend bien Christophe dans nos livres d’histoires bien français, je ne savais pas que son frère, son oncle et peut-être plein d’autres Colomb ont oeuvré ici (🦎 et le petit prince alors???). Nous nous laissons guider par nos pas à travers la ville et captons des scènes de vies locales mêlées de locaux et de touristes, partageant les belles places historiques et les terrasses animées des cafés.
Après le chaos de la route et l’animation de la ville, le contraste est saisissant dans notre hôtel pour 2 nuits. Ouep, nous on va de la nuit sans sommeil à des hébergements de qualité (on dit merci aux bons plans de dernière minute). Tout le monde en a pour son compte, une belle suite avec un lit et deux canapés rien que pour Mininou, un lit géant pour nous deux, le parking bien sécurisé pour la voiture, une nouvelle piscine à essayer et un restaurant qui sert des bons plats en moins d’une heure dans un cadre qui ressemble à un riad espagnol. Bonne nuit les amis, ca va ben aller.









