Ces vacances ne sont définitivement pas similaires à nos précédentes aventures, à tel point qu’on s’était même démandé si on allait tenir le blog pour ce voyage. Depuis qu’on s’est installé au Canada, Février est devenu notre escapade annuelle au soleil, histoire de nous ressourcer en vitamine D alors que l’hiver joue les prolongations dans le grand Nord et de battre le record d’amplitude thermique. Initialement, le Brésil était en ligne de mire ; mais la fatigue nous ayant rattrapé on s’est rabattu sur une destination plus proche, plus simple. (La République Dominicaine, pour les deux qui suivent pas au fond de la salle).
A vrai dire l’île n’avait même pas atteint la short list au départ : notre expérience dans le Yucatan nous avait dissuadé de cibler un endroit manifestement gangrené par les gros resorts et autres clubs. Et puis on s’est dit qu’on pourrait reproduire quelque chose de similaire à Cahuita au Costa Rica en louant des villas au milieu de rien sur l’île, loin de Punta Cana et ses resorts. Faut dire que depuis ce séjour le paresseux est un peu dévenu notre animal totem - May the Sloth be with you.
Mais bon, ca s’est pas tout à fait passé commé prévu … et après une nouvelle journée de glande entre la plage de Ballenas à Las Terrenas et la maison, nous revoila repartis pour une dernière journée … à Punta Cana. Au Club Med. Ouais, j’ai du mal à croire que j’écris ça, mais y’a une bonne raison. Raison tout simplement logistique: la conduite et les routes de l’ile nous ont incité à nous rapprocher de l’aéroport pour notre départ demain et ce qu’on voulait c’est une chambre propre et pas trop se prendre le chou pour les autres aspects logistiques. Et à Punta Cana ou dans le coin, bah des resorts y’a que ça. Alors La Gerbille a fait un guess et on atterrit là … non pas pour les blinds tests dans la piscine ou le concours de Tir à l’arc, mais juste pour la simplicité des lieux dans une offre très similaire, aseptisée et standardisée. Punta Cana, Cancun, mêmes combats ce sont les dépendances du néocolonialisme touristique.
Mais en vrai, c’est la première fois que je mets les pieds dans un Club Med et c’est l’occasion de repenser un peu notre démarche : tout ici confirme ce qu’on fait depuis des années et le type de voyage qu’on recherche. Dans le coin c’est un des seuls resorts qui a un tant soit peu une démarche éco responsable et qui paie correctement ses salariés. Est ce que ca correspond à nos attentes en termes de tourisme : surement pas - on est a dix milles lieux de ce qu’on recherche. Mais pour une veille de départ, ca fera le job et mieux encore ca nous conforte dans l’idée que voyager et passer des vacances sont deux choses différentes et pas incompatibles. Il ne suffit pas de prendre un avion pour voyager : s’immerger dans le pays, affronter les difficultés que ce soit les pannes d’électricités et d’eau, les généra-tracteurs, les araignées géantes ou la barrière de la langue fait partie du trip. On est loin d’être des backpackeurs ou des aventuriers, on est des vacanciers, on recherche le confort mais pas que. S’enfermer dans un resort et ne pas voir le pays, c’est pas pour nous.
Alors que penser de la République Dominicaine à ce stade ? C’est pas dans notre top trois (faut dire qu’il est velu le top 3 : Nouvelle Zélande, Sicile, Costa Rica), mais y’a un sacré potentiel. C’était compliqué de bien préparer à l’avance, on n’a pas franchement réussi à avoir les bonnes informations et maintenant qu’on s’apprete à rentrer et qu’on en sait plus, on ferait surement les choses différemment si c’était à refaire (et ça le sera peut être d’ailleurs). Ma plus grande frustation : ne pas parler assez bien espagnol. Je baragouine grace à mes quelques mois de Duolingo, mais c’est tendu pour avoir une vraie discussion et pourtant les occasions n’ont pas manquées. Les gens sont gravement adorables, c’est super safe et y’a toujours quelqu’un pour te filer un coup de main. Y’a que le code de la route qui est à part et franchement pour amateurs. Coté bouffe et culture, c’est clairement au dessus du Costa Rica. Coté démarche environmentale, préservation de son territoire : on n’a pas vu, et ca renforce fortement le sentiment d’impérialisme économique de l’Europe et de l’Amérique du Nord. Coté plages et soleil : top tiers. Coté vivre ensemble, peut mieux faire. Coté culture, des choses chouettes mais limitées.
Bref un sacré potentiel: en adaptant nos attentes et en connaissance de cause, y’a moyen de beaucoup découvrir - ce qu’on a fait, mais qu’un peu. J’en profite d’ailleurs pour laisser le clavier à la Gerbille, qui, comme à chaque fin de voyage aime bien faire son petit récap des adresses qui nous ont beaucoup plu. Hasta Luego!
🐹 Prévoir notre trajet en République Dominicaine a été à la fois simple et complexe. Simple car il y a plétore de possibilités mais complexe car notre façon de voyager qui n’est ni routarde, ni resort est atypique pour le coin et nécessitait de pouvoir être indépendant côté transports. Ainsi la location de voiture était un must, et ce dans un des pays ayant le plus haut taux de morts par accidents de voiture par habitant. En prévision aussi des autres désagréments de vol, bris de glace, accident, assistance, je n’ai trouvé qu’une seule agence internationale qui avait une assurance tout compris sans franchise à un prix raisonnable. On passera en revanche sur la nationalité dudit loueur mais merci Alamo. Attention tout de même, le road trip en République Dominicaine, c’est pour amateur de conduite originale et éclectique.
Côté logements, je ne conseillerais pas notre première maison, non pas à cause du voisin chanteur, ou des pannes d’électricité mais par le fait qu’il s’agit d’un quartier sécurisé, mais reculé ou on ne peut pas faire énormément de choses à pieds. Pour visiter Isla Catalina et Isla Saona, préférez directement le camp de base à Bayahibe.
Je souhaiterais en revanche conseiller deux adresses. La première est notre hôtel à Santo Domingo. c’est un hôtel de luxe, situé dans le quartier colonial. Le service, le restaurant, la chambre sont du niveau d’un hôtel de luxe. C’est à proximité à la fois d’un café fort correct qui fait aussi des déjeuners légers et d’un restaurant italien de très bonne qualité. Si on repasse et que les prix sont cassés, nous reviendrons dans cette adresse.
Le second est à Las Terrenas. La maison que nous avons louée était parfaite pour notre repos, dans la forêt environnante. Je la conseille mais le coin fait l’objet de beaucoup de travaux de construction et il est fort probable que cette adresse ne soit plus aussi reculée dans les prochaines années. A noter également qu’elle est loin de la plage et que Las Terrenas est un cauchemar pour circuler et pour se garer. Si nous revenons, nous ciblerons sûrement la Plage de Las Ballenas dont le front de mer est finalement plus typique et serein.
A bientôt pour de nouvelles aventures !







